KACHIMBO

 

Nul ne peut ignorer l'engouement grandissant du public pour ces musiques épicées venues d'Amérique Latine. Six musiciens de Jazz vouant une même passion pour ces rythmes lointains ont un jour décidé de mettre leurs talents en commun pour créer KACHIMBO.

Les musiciens :

Laurent DESFORGES (piano)

Dominique MOLLET (basse)

Joël LAFORET (trompette, bugle)

Denis MOCHET (batterie)

Fabrice BRANDON (percussions)

Fabrice LUCATO (saxophones, flûte)

 

 

Le répertoire : En s'inspirant de grands noms tel que Ray Baretto, Paquito D'Rivera..., cette formation s'attache aussi bien à latiniser les standards de jazz qu'à créer leur propre discours par le biais de compositions éclectiques.

 

Kachimbo, un concentré anti-morosité

Pour sa première prestation en public, le groupe de latin jazz Kachimbo emmené par Fabrice Lucato, a enchanté le Pianocktail, samedi soir. De quoi oublier la grisaille et les rigueurs de l’hiver.

 

    Les historiens du jazz peuvent avoir quelque hésitation à fixer précisément la date de naissance du latin jazz : son premier grand succès public fut sans doute le thème «Caravan» immortalisé, dès 1936, par l’orchestre de Duke Ellington et composé par le tromboniste portoricain Juan Tizol. L’acte de naissance de l’orchestre Kachimbo est plus simple à authentifier : c’est bel et bien samedi dernier, sur la scène du Pianocktail, que le quintet, animé par le saxophoniste Fabrice Lucato, a vu le jour.

    Le jazz latin est porté par la polyrythmie afro-cubaine : l’influence des percussions y est donc primordiale et leur fusion avec les thèmes bop ou swing a su leur apporter une chaleur toute caribéenne. Ce sont donc les percussions qui forment la base rythmique logique de Kachimbo : Fabrice Brandon (congas, tumba, maracas, etc.) et Denis Mochet (batterie) sont les pierres angulaires de l’ensemble où se distinguent par ailleurs Stéphane Diot (piano) et Dominique Mollet (basse).

    Le choix des thèmes s’est avéré très large pour ce quintet dont la cohésion laisse à penser qu’il était prédestiné à rencontrer la tradition chaleureuse du Brésil et de l’Amérique centrale d’AC Jobim à Paquito D’Rivera. Les longs et puissants chorus du saxophoniste ténor Fabrice Lucato ont été propulsés par une rythmique infernale et il fallait "du coffre" pour tenir la scène durant deux heures sur des airs de bossa et de calypso endiablés (tout juste interrompus par un émouvant hommage à Michel Petrucciani rendu, en trio, par le pianiste Stéphane Diot).

    Kachimbo est un nouveau venu sur la scène du jazz régional : son concert de baptême avait plus le goût du cuba libre que de l’eau bénite. Il a contribué à transporter tout le public du Pianocktail en des îles où le temps du carême est synonyme de fête et de soleil.

    Il en fut remercié par une ovation finale qui porta la température de la salle à un niveau inconnu pour un mois de février montluçonnais. Kachimbo, c’est un concentré d’antimorosité pour mois d’hiver et de grisaille.

La Montagne

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