MALCOLM
BRAFF COMBO
Malcolm
Braff est né au Brésil en 1970 d’un père pasteur et chanteur de gospel et
d’une mère institutrice. Sa famille émigre ensuite au Sénégal où il
s’initie très tôt au piano classique ainsi qu’aux mélodies et rythmes
africains.
Durant
son adolescence il s’installe en Suisse où il acquiert une culture européenne,
et rencontre le jazz et son formidable champ d’interactivité. Les premières
irruptions de Braff au début des années 90, stupéfièrent ses auditeurs. Un
“Grizzly” heureux s’emparait des habitudes du jazz pour y faire son petit
ménage. Une force qui n’hésitait pas devant la violence, histoire de déblayer
le terrain, de détruire pour faire neuf. Un goût du free aussi, inscrit dans
la nécessaire école à devenir soi-même. Lors de ses passages remarqués au
Festival de Montreux, il persista son envie des mélanges afroboppo-brésiliens,
cuistot-démiurge, "grizzli" toujours, mais devenu sage panda aussi.
On pense alors, forcément, à Abdullah Ibrahim, à Randy Weston ou aux dernières
musiques de Don Pullen. Avant de deviner la vanité de ces comparaisons :
Malcolm Braff et son COMBO
n’imitent
personne, on y devine en 4 mesures la pulsion africaine, la suavité caraïbe,
une noirceur qui est le meilleur du jazz; l’instant où le désespoir de
survivre trouve sa rédemption dans une note, un accord, un riff, une mélodie
qui fait tenir debout.
Malcolm Braff.
Forte
personnalité. Mais écoutez encore le début de sa « Rhetorical Dance ». La
richesse des harmonies, les couleurs chuchy et africaines, ce petit sautillement
qui fait aussitôt battre des pieds. Et puis le sens rythmique qui parvient
toujours à étonner, à surprendre d’une respiration, d’un halètement. On
pense à Monk en sachant qu’il faut manier avec précaution la référence à
sa majesté Thelonious : mais voici une musique qui roule, une musique-sphère
qui ne suit que sa propre émotion. Braff est un grand, un très grand pianiste.
Simon Goubert.
Batterie-euphorie,
incandescente et jubilatoire. Un véritable hymne à la vie. Simon Goubert est
un des batteurs phares de sa génération. Son talent et son engagement
exceptionnels ont enrichi le travail de musiciens tels que Steve Grossman ou
Christian Vander.
Bänz Oester .
Un
cas à part de la contrebasse. Parce qu’il danse, Oester, il danse et il
chaloupe là où d’autres se battent sur quatre cordes.
Matthieu Michel.
Trompette et bugle-magie. Une douceur feutrée qui ébahit désormais toute l’Europe au sein notamment du Vienna Art Orchestra. Le sens du mystère, le goût du climat.
Yaya Ouattara. (non présent au festival Jazz dans le bocage, il est remplacé par Minimo Garay)
L’une
des voix du groupe Farafina. Le groupe du Burkina Faso est
devenu célèbre
dans le monde entier en travaillant avec les Rolling Stones, Sakamoto, ou en
publiant sur le label «Real World ». Le percussionniste du « Pays des hommes
intègres ».
Minino
Garay : Le percussionniste le plus énergumène de place de Paris. (Francis
Marmande «Le Monde»)Né en Argentine en 1965. Etudie au Conservatoire National
de Cordoba.Jusqu’à l’âge de 21 ans il enregistre plus de vingt albums.
Parisien d’adoption depuis 1987, il joue et enregistre entre autres avec
Michel Portal, Julien Lourau Groove Gang, Sixun,
Raul Barboza, André Ceccarelli, Daniel Mille, Laurent de Wilde, Pierre
Blanchard, le trio Mosalini Beytelmann- Caratini, Tierra del Fuego, Antonello
Salis, Richard Bona, Leon Parker,Tony Malaby, Emanuelle Cisi, Stefano di
Battista, Flavio Voltro, Guillermo Klein, Louis Winsberg, Jean Michel Pile, Zool
Fleicher, Quarteto Cedron, Mercedes Sosa et Jacky Terrason.
Voilà
COMBO, cinq
hommes sur la route d’une musique qui est à la fois la lucidité et l’émerveillement,
la mélodie, l’euphorie, et le recueillement. Le jazz a soif de cette musique
du coeur, qui bat, qui boppe, qui afrique, qui noir et qui blanc. C’est une
musique vivante. C’est une musique vraie.